Parcours

Claire Guillaumet dans son atelier
Claire Guillaumet dans son atelier

Des personnages sans visages, une touche et une matière qui font corps avec des couleurs fortes et méthodiquement choisies, des gestes et des mouvements à peine palpables questionnent le spectateur. Quels messages portent toutes ces figures, de quel puzzle personnel sont-elles les pièces? C’est le destin humain, fait d’hésitations, d’oscillations entre passion et raison que peint Claire Guillaumet, à la façon d’un croquis sans cesse revisité.

Claire Guillaumet traite le mouvement des corps par une écriture picturale déclinant la silhouette humaine au singulier ou au pluriel dans des compositions chromatiques où la couleur se veut musicale.

Suspendue comme un instant de grâce entre passé et présent, la forme humaine hésite, puis se lance entre matière et transparence, enfin tourbillonne avant de disparaître.

Un pied qui se pose, un bras qui se lève, obligent le pinceau à chercher une nouvelle nuance et la palette à offrir toujours un peu plus.

Une question se pose cependant: si l’huile et les pigments parviennent à retranscrire l’agilité des corps, comment faire danser la céramique? Soulèvement d’une jupe, frémissement d’une épaule, flou d’une chevelure, se confondent dans une vision rapide d’un point d’équilibre entre plein et vide.

Claire Guillaumet recherche la paradoxale légèreté de la terre, mais c’est à la sortie du four que les pièces auront joué jusqu’au bout le jeu de leur destin: cuisson “raku” et enfumage qui les noircira partiellement, ou bien cuission “à grès” (1300°C).

Empâtées ou légères, à la fois floues et fixes, ces figures de passants anonymes ou de danseurs expriment le temps en un “Carpe Diem” éperdu.

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