Inspirations
Je poursuis la ligne qui construit le croquis, cet instantané graphique né de l’observation ultra-rapide d’un modèle consentant ou non; la ligne qui se niche, invisible, à l’intérieur de tout corps en mouvement.

Je passe de la planéité du tableau, à la surface duquel le pinceau et la brosse ont travaillé matière et couleur, aux trois dimensions d’une silhouette humaine ou animale modelée dans l’argile.
De la céramique antique au Quattrocento, jusqu’aux papiers découpés de Matisse et à l’avant-garde du XXe siècle, l’Art a souvent bouleversé mes certitudes.

Du crayon au pinceau, du couteau au chiffon, les outils aident à franchir le vide, qui devient complément de la forme pleine en lui assurant son équilibre.
L’argile, lui, veut bien conjuguer sa masse avec la légèreté que lui propose l’ébauchoir : chevelures, plis d’un vêtement suivent l’impulsion créée par le mouvement.

Apprendre, puis désapprendre… trébucher… c’est l’âme qui trébuche aussi, la conscience qui se trouble, c’est l’Humain confronté à ses limites.
J’aimerais décliner le “Carpe Diem” comme un fragment du Temps, suspendu entre passé et présent, naissance et mort, mais qui aurait les couleurs de l’arc-en-ciel
Qu’à la surface du tableau, la silhouette apparaisse ou disparaisse pour composer une partition musicale pour les yeux aussi, pour rappeler les joies et les souffrances humaines…
L’histoire de l’Art, c’est celle de tous les Arts, y compris celle de la Danse contemporaine qui a renouvelé le regard que je portais, enfant, sur la Danse classique.
Ces grandes danseuses-chorégraphes m’ont inspirée, car de l’énergie sort de chaque partie de leur corps, un peu comme les rouges ou les verts des Fauves ou des Expressionnistes.





